dimanche 8 mars 2015

JMF 2015 ; "Autonomisation des femmes – Autonomisation de l’humanité : Imaginez !"





En ce 8 Mars, Journée internationale de la femme, nous fêtons la femme et la féminité !!!
    





Nous fêtons les Carthaginoises et nous fêtons notre déesse à la fois carthaginoise et phénicienne, la "rabaet" Tanit, la divinité qui symbolise la féminité, la fertilité et la terre. Elle est la reine des étoiles, la mère de toutes choses, la divinité supérieure avec son grand pouvoir féminin à même d’illuminer toute l'humanité. 


Nous fêtons aussi sa remplaçante et sa succédané de l'Africa Romana, la Dea Junon Cælestis (la céleste) et la grande déesse Astarté !!!







Nous fêtons Elissa Didon la fondatrice, les princesses Salommbô et Sophonisbe mais aussi le médecin Asyllia Polia, fille de Lucius, les martyres saintes Perpétue et Félicité, sainte Monique, la mère de saint Augustin, et sainte Olive, dont la chapelle se trouvait à l'emplacement actuel de la mosquée Zitouna, Al-Kahina,la «reine des Aurès», les Kairouanaises du moyen âge Fatima el-Fehria fondatrice de l'université d'el Karaouiyne, Khadija fille de l'imam Sehnoun, la princesse et l'habile poétesse Mahria l’aghlabite ainsi que les autres tunisiennes femmes des sciences, les tabibet, les femmes médecins qui, comme les avait cité Ibn Khaldoun « valaient mieux que le meilleur médecin pour traiter les maladies infantiles »,mais aussi la princesse Hafside Atf et Fatma, Aziza Othmana,les saintes et les prêtresses comme Saida Manoubia, figure emblématique, vénérée depuis sept cents ans et qui marquent le quotidien de la société tunisoise.

Nous fêtons les pionnières du modernisme militant du début du 20ème, et pour ne citer que certaines de ces figures emblématiques :Radhia Haddad, Bchira Ben M'rad, Asma Belkhodja, Rafiaa Bornaz, Tawhida Ben Cheikh, Zbeida Amayra,.... et toutes celles qui usèrent et usent de leur émancipation pour bâtir un rôle constructif dans le pays, la femme engagée, emblème de la modernité ! 






Bonne fête les Carthaginoises ! bonne fête les Tunisiennes libres et modernes !!!





dimanche 1 mars 2015

Joyeuses Feriae Marti et Joyeuses Matronalia



Le 1er Mars !!! Jour du Nouvel An romain jusqu'à l’adoption du calendrier républicain.

En ce premier mars, les Romains fêtaient Feriae Marti en l'honneur du dieu Mars mais aussi Matronalia : fête des mères (matrones) et le renouvellement du Feu sacré de Rome (Vesta).

C'est par ce mois que l'année romaine commença jusqu'au temps de Jules César. Mars est le dieu de la guerre, identifié à l'Arès des Grecs, il est pour-autant mieux valorisé que son prédécesseur car il est un dieu de première importance dans la Rome antique en tant que : père de Romulus et de Remus, fondateur et protecteur de la cité. les Romains lui offraient comme sacrifice le taureau, le verrat, le bélier, et, plus rarement, le cheval. Le coq, le vautour, le loup et le pic-vert lui étaient consacrés. Les dames romaines lui sacrifiaient un coq le premier jour de ce mois qui porte son nom. Il fait partie de la triade précapitoline en compagnie de Jupiter et Quirinus avant sa déchéance au profit de la nouvelle triade capitoline classique formée par : Jupiter, dieu de la foudre, du tonnerre, du ciel et de la lumière, et défenseur de la justice, Junon, reine des dieux et du ciel, et protectrice des femmes, et Minerve, déesse de la sagesse, des arts et des techniques de la guerre, et protectrice de Rome. 





C'était sous l'influence des traditions étrusques que les deux dernières divinités de la triade précapitoline ont été remplacées par Junon et Minerve. Cette substitution a marqué la fin du modèle des fonctions tripartites indo-européennes quoiqu'on puisse toujours retrouver la fonction guerrière de Mars en sa demi-sœur (ils n'ont pas la même mère) Minerve qui allie sagesse et calcul à la fureur guerrière; et la fonction "fertile" de Quirinus dans Junon déesse du foyer conjugal. Néanmoins, le dieu de la guerre demeure un symbole toujours honoré par les légions romaines !!! Mars est aussi le dieu du printemps, responsable de la fertilité des cultures et le dieu de la jeunesse parce que c'est elle qui est employée dans les guerres.


Donc, Joyeuses Feriae Marti et Joyeuses Matronalia !!!

dimanche 15 février 2015

Makoko de Mbé vers 1880



Le Makoko de Mbé vers 1880 : Il est le roi des Téké, le chef du royaume tio. Il porte le titre de Onko ou Ma-Onko (déformé en makoko) et est le chef de Mbé ainsi que de tous les Tékés. Son nom lui donne le pouvoir sur un territoire partagé principalement au centre du Congo-Brazzaville, une partie du Gabon et une partie du Congo-Kinshasa avant l’époque coloniale.


Le roi des Tékés, Illoy Loubath Imumba Ier dit «Makoko» est celui par lequel la disgrâce advint lorsqu’il signa à Mbé (région du Pool-Nord) le 10 septembre 1880 un traité d’alliance entre le Congo et de la France. Disgrâce en effet car les termes de ladite alliance ne furent jamais totalement respectés par la France. Illoy Ier avait plusieurs femmes, dans le village où il résidait. Deux descendances survivront à l’après Makoko, une division suivra la signature du traité. La plus grande partie de cette famille «Illoy Loubath» résidera à Brazzaville, et une autre partie «Imumba» en RDC.


Le roi Makoko a été le souverain incontesté d’un royaume prospère et en paix et dont le territoire s’étendait alors sur toute l’Afrique centrale. On peut même préciser qu’avant la conférence de Berlin, (et le partage anarchique des territoires entre colonisateurs) le pouvoir du roi Makoko s’étendait sur un espace allant du Nord au Sud du Congo-Brazzaville ; il dépassait les limites du Gabon et de l’actuel Congo-Kinshasa et ce pour s’étendre jusqu’en Angola. Le roi Makoko ne s’est pas laissé abusé par De Brazza, il a signé un traité constructif destiné à être porteur de progrès pour l’ensemble du royaume du Congo.

samedi 14 février 2015

C'était en Tunisie un 12 mai 1881

En Tunisie,  le 12 mai 1881, Roustan imposa au roi de la régence de Tunisie (le Bey) un traité de protectorat, signé au palais du Bardo.

Ci-haut, une photo immortalisant l'humiliation du Bey et du gouvernement obligés à attendre Roustan à l'entrée du palais du Bardo ce 12 mai 1881, jour de la signature du traité : au centre le roi (Bey) de l'époque Mohamed Es-Sadok Bey entouré de : Mustapha Ben Ismaïl, Premier ministre ; Mohammed Khaznadar, Ministre d’Etat ; Mohammed El Aziz Bouattour, Ministre de la Plume (de l’Intérieur) ; le Général Ahmed Zarrouk, Ministre de la Marine ; le Général Mohammed Bachouche, Directeur des Affaires Etrangères ;le Général Elias Mussali, Interprète du Bey ; le Général Hamida Ben Ayed, fermier général (ministre de l'agriculture); le Général Mohammed El Arbi Zarrouk, Président de la Municipalité (de la ville de Tunis) ; Mahmoud Boukhriss, Kahia du Ministre de la Plume ; Mustapha Radhouane, Chef de Service à la commission financière, Taïeb Boussen, Chef de section aux Affaires Etrangères; Youssef Djaït, Chef de section à la Justice; Béchir Belkhodja, Chef de la Section d’Etat et d'autres dignitaires de la régence.

Le texte du traité contraignait le bey à abandonner la quasi-totalité de ses pouvoirs au résident général de France, particulièrement dans les domaines des affaires étrangères, de la défense et de la réforme de l’administration.
L’intervention de la flotte française, le 11 juillet 1881, qui bombarda et prit Sfax, d’une part, et d’autre part, par les troupes terrestres qui s’emparèrent de Kairouan (26 octobre) et de Gafsa (19 novembre) ainsi que la convention de la Marsa, du 8 juin 1883, ont confirmé sur le terrain et dans le texte, le pouvoir de la France et de son résident général.

Déjà, les Tunisiens présents au congrès de Berlin (1878), ont tout compris des ambitions de la France qui souhaitait s’assurer le contrôle de la Tunisie pour protéger la sécurité de l’Algérie et qui obtint l’accord tacite de l’Angleterre et de Bismarck, lequel espérait détourner les Français de leur obsession concernant l’Alsace-Lorraine en encourageant leur ambition coloniale... les grands perdant été les tunisiens (à droite) mais aussi les Italiens (à gauche) dont l'ambition fut contenu toujours par le puissant Bismarck avec le cautionnement des Anglais la France fut la grande gagnante.

Et si on remonte plus dans le temps des la première moitié du 19ème, tout ceci, n'est que les conséquences de la détérioration des finances beylicales .qui étaient au bord de la banqueroute !!! c'est ce qui a été à l'origine de l'imposition à la Tunisie par les Français, Anglais et Italiens de la tutelle de commission financière internationale !!! ... L'histoire est-elle un éternel recommencement ?

"Delenda Est" de Poul William Anderson

Poul William Anderson, est un écrivain américain de science-fiction et de fantasy, d'origine danoise. Durant sa carrière, il écrit plus d'une centaine de romans et anthologies et un nombre très important de nouvelles dont certaines ont vu leur thème repris par d'autres artistes. 

Dans le domaine de la science-fiction, il utilise souvent ses connaissances en physique et en chimie pour développer des thèmes scientifiques. Il s'inspire également souvent d'éléments de la mythologie scandinave.
Dans « L'Autre Univers » une nouvelle de science-fiction dont le titre anglais est « Delenda Est », de la célèbre exclamation de Caton l'Ancien : Delenda est Carthago (« Il faut détruire Carthage »), Anderson décrit une évolution différente de l’histoire ! Une trame temporelle alternative conséquente à une victoire de Carthage sur Rome. Cette nouvelle fait partie du cycle La Patrouille du temps, l'une des œuvres majeures les plus connues d'Anderson.


C'est ce qu’on appelle une Uchronie : que ce serait-il passé si Scipion l'Africain avait été tué lors de la bataille du Tessin, au cours de la deuxième guerre punique ?
Cette nouvelle, commence par une scène qui se passe au Pléistocène (la plus ancienne époque géologique du Quaternaire qui s'étend sur environ 2,6 millions d'années à 12 000 ans avant le présent). Les membres de la Patrouille du temps, Manse Everard et son collègue Piet van Sarawak, s'adonnaient aux joies des sports d'hiver. Ils ont eu envie de se divertir et choisissent de se transporter à l'époque que Manse Everard considère comme la plus décadente. Mais quand ils arrivent dans ce qu'ils croient être le New York de la moitié du XXe siècle, ils se retrouvent dans un monde totalement inconnu dans cette ville de Catavellaunan (New York) : les hommes sont en kilts, les voitures à vapeur ornées de figures de proue, etc…

Scipion vs. Hannibal
L'origine de cette altération se base sur le décès prématuré de Publius Cornelius Scipio et de Scipion l'Africain à la Bataille du Tessin en 218 avant JC et la victoire des Carthaginois sur les Romains. Par effet boule de neige, la civilisation européenne occidentale a évolué dans cette trame temporelle sur la base d’une synthèse culturelle celtique et carthaginoise (plutôt que gréco-romaine, comme dans notre monde réel). Cette civilisation a découvert l'hémisphère occidental, et a créé certaines inventions (comme la machine à vapeur) bien avant que les événements correspondants se sont passés dans l'histoire réelle (en partie car il n'y avait rien qui corresponde à la chute de l'Empire romain), mais le progrès technologique globale a été lent, puisque la plupart des développements sont arrivés à travers du bricolage (Ce monde n’avait pas découvert de méthodes scientifiques, de tests empiriques ni de théories rigoureuses).

Les grandes puissances mondiales sont désormais le Hinduraj, centrée sur l'Inde mais aussi englobant l'Asie du Sud, l'Indonésie, la Nouvelle-Guinée et en Australie, et Huy Braseal, qui contrôle une grande partie de l'Amérique du Sud. La technologie est à peu près à un niveau équivalent à celui du 19ème siècle, et le transport est tributaire de la machine à vapeur, bien que des biplans rudimentaires existent pour les fins de combat. L'islam, le christianisme et le judaïsme n’existent pas dans ce monde polythéiste. Il y’a une plus grande égalité entre les sexes dans ce monde,  mais l'esclavage a également survécu.
Nos deux Agents, ont pu vérifier leur machine et concluent à une modification frauduleuse du temps mais ils se font arrêter par des hommes en armes. Une fois en prison, les deux agents essaient toutes les langues connues pour dialoguer avec leurs geôliers. Seul le Grec ancien leur permet de communiquer avec une jeune fille dénommée Deirdre Mac Morn.

Ils apprennent que la Grande-Bretagne (Brittys), l’Irlande, la France (Gallia) et l'Espagne (Celtan) sont sous le contrôle Celtic. Les Celtes ont colonisé aussi l'Amérique du Nord, qui s’appelle désormais Ynys ar Afallon et que l'Amérique du Sud s’appelle Huy Braseal. La Lituanie (Littorn) contrôle la Scandinavie, le nord de l'Allemagne, la Russie occidentale et l'Europe de l'Est, Italie Cimberland, une Italie goth (Cimméria) est elle aussi sous cette domination Germanique, la Suisse et l'Autriche existent au sein de Helvetia, tandis que l’empire carthaginois (Carthageland) domine une grande partie de l'Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Les Arabes sont contenus dans leur presqu’ile et n’ont pas pu de ce faite coloniser ni l’Afrique du Nord ni d’ailleurs le Chams, l’Asie mineure, l’Irak et la Perse qui se sont réunis au sein d’un grand Persland  (Pershia). L’Empire Han (chinoise) contrôle la Chine et Taiwan et englobe aussi les Corées, le Japon et la Sibérie orientale. Le Punjab comprend l’ouest de l'Inde, le Pakistan et l'Afghanistan.
L'autre Univers : Le Monde de "Delenda Est"
Après avoir été enlevés par des agents Italiens, nos deux héros de la Patrouille du temps étudient l'histoire de ce nouveau monde et découvrent qu'il est le résultat d’une trame temporelle qui a dévié au moment de la deuxième guerre punique. 

Nous deux agents se trouvent face à un dilemme moral poignant : Doivent-ils retourner dans le passé avant les événements qui ont conduit à la victoire carthaginoise, et restaurer l’origine du time-line en s’interposant aux assassinats et à l’issue de la deuxième guerre punique qui ont conduit à cette nouvelle chronologie alternative ? Une décision lourde de conséquence, car ils savent que ce changement fera irrémédiablement disparaître le monde qu'ils ont découvert, détruire toutes ces civilisations et anéantir des milliards d'individus, lorsque le cours de l'histoire humaine revient à celui qu’ils considèrent normal !!! 

En fin, la fiction semble leur faciliter ce choix, ils ont découvert le truc qui allégera le poids de cette décision sur leur conscience et ils obtiennent au passage l'autorisation de sauver la jeune Deirdre Mac Morn!!! Ils réussissent à s'échapper de la prison et rassemblent quelques agents de la Patrouille du temps pour empêcher le meurtre des deux Scipion par des pirates du temps Neldoriens entrés au service des Carthaginois d'Hannibal Barca, au IIIe siècle av. J.-C.  Bien trouvé celle-là Mr Poul William Anderson 

Un grand merci à motre ami Yozan Mosig -le carthaginois- qui a publié sur son mur FB un article en anglais sur le monde de  "Delenda est" !!! 

dimanche 11 janvier 2015

Des caricaturistes froidement abattus pour leurs dessins !!! Je suis Charlie mais je suis aussi Naji Ali !

Aujourd’hui mes pensées étaient pour les journalistes de Charlie Hebdo et tous ceux qui ont été assassinés par des extrémismes terroristes de tous bords ...  et là je ne fais pas de distinction entre les islamistes et les sionistes. Ce ne sont que les deux faces d'une même monnaie ! Tous des adeptes de l’intolérance, de l’extrémisme religieux et du racisme, atteignant des fois, le rang du terrorisme assassin aveugle et obscurantiste qui nie et anéanti l'Autre !!!

Toujours fidèle à la dimension civilisationnelle humaniste de ma Tunisie moderne et de son action volontariste pour la diffusion des valeurs de dialogue et de compréhension entre les peuples et les civilisations, dans un monde sans haine, fondé sur les valeurs de liberté, de démocratie, des droits de l'homme UNIVERSELLES !  Ces valeurs de la tolérance, dans le sens d'une reconnaissance bijective et mutuelle, d'une acceptation de l'autre dans son unité et avec ses spécificités et sa complexité !!! Une tolérance mesurée par rapport à un socle commun, celui de l’idéal universel des droits humains et des libertés fondamentales, de la diversité des cultures, des sociétés, des croyances et des religions et ce, dans un esprit de laïcité égalitaire respectueuse des consciences et des convictions de chacun !


Aujourd'hui mes pensées comme,  je les ai réservé aux journalistes de Charlie Hebdo, ces pauvres caricaturistes assassinés par les extrémisme terroriste religieux pour de simples caricatures nonobstant les sujets qu'ils traitaient, mais aussi, mes pensées vont  aujourd'hui, plus qu'hier, à un caricaturiste Palestinien qui m'a marqué ! 



Quand j'étais jeune, j'aimais les caricatures de ce journaliste qui exprimaient la lutte et la résistance d'un peuple face à l’oppression d'un Etat ! un peuple palestinien face à un Etat Israélien. Ces caricatures qui critiquaient aussi les régimes arabes !!! L'enfant Hanthala de Neji Al Ali était le témoin de la tragédie de tout un peuple et tournait son dos au public car il se sentait trahi !!! 


J'ai même souvent imité ses caricatures en se servant moi aussi de son Hanthala !!! comme Neji Al Ali, je le situant dans l'espace sans terrain d'appui !!! comme lui aussi mon Hanthala était sans patrie sauf que celà était pour d'autres raisons !!! 

Enfin, c'était une petite pensée à celui qui fut le premier caricaturiste à être assassiné pour ses dessins, le titulaire du prix Golden Pen of Freedom, sauf que je doute fort qu'il y'a encore parmi mes amis ceux qui se rappellent de ce crime, un certain mercredi 22 juillet 1987 vers 17h13 à Londres... et surtout s'il y'a encore parmi eux ceux qui se rappellent de qui en était l'auteur ?

jeudi 8 janvier 2015

faut-il tolérer l’intolérable ?

Karl Popper, un spécialiste de la logique remarquait que la question, « faut-il tolérer l’intolérable ? », a toutes les allures d’un paradoxe. En effet, deux cas de figure :
  1. Je suis tolérant, et décide de ne pas tolérer les intolérants. Dans ce cas-là, manifestement, je suis intolérant, ce qui détruit directement le concept de tolérance.
  2. Je suis tolérant, et décide de tolérer les intolérants. Dans ce cas-là, manifestement, je laisse faire les intolérants, ce qui détruit indirectement le concept de tolérance.


Quoi que l’on fasse, la présence d’intolérants dans une maison de tolérance semble donc la faire s’écrouler. 

Popper en déduit alors que, à choisir, plutôt qu’une tolérance illimitée impraticable puisque causant la fin de la société tolérante, il vaut mieux une tolérance limitée viable, quitte à "botter les fesses" aux ennemis de celle-ci. En somme, il découle du concept de tolérance lui-même que celui-ci a besoin de limites pour pouvoir fonctionner.

Il faut être strictement intolérant avec l’intolérance, nous finirions tous exclus !!! Les tolérants ont en effet tout à fait le droit et le devoir d’exclure l’intolérant lorsque, son existence devient une menace pour la tolérance, les tolérants eux même et les institutions qui protège la tolérance. 


Les tolérants ayant ce droit, ils doivent en faire bonne usage. Tant que la démocratie, la justice, la liberté, dont la liberté de conscience et d'expression ne sont pas en danger, c’est un devoir de préserver une tolérance intacte, sans limites, et de laisser de la place même aux intolérants. Mais quand ceux qui sont tolérants croient sincèrement et avec de bonnes raisons que leur propre sécurité et celle des institutions de la liberté sont en danger .... no pasarán, et écrasons l’infâme.


La balle est donc dans notre camps celui des tolérants... Agissons !!!

samedi 3 janvier 2015

La mosquée Zitouna ...marque la fin de l’influence romaine et byzantine en Afrique du Nord, et le début de la montée de l’islam au Maghreb !

La mosquée Zitouna (de l'olivier) a la typologie des mosquées du Maghreb (l'occident arabe) ! on rencontre cette même typologie au niveau des mosquée de Cordoue et de Kairouan.


C'est le général ghassanide Hassan Ibn Nooman qui réaffecte, en 698, un lieu de prière chrétien antique en mosquée, puis édifia le monument dès 704. 

La mosquée a été construite donc sur les vestiges d'un lieu de prière antique, transformé en basilique chrétienne et où se trouvait aussi le tombeau de sainte Olive (martyrisée sous Hadrien en 138), juste à l'emplacement actuelle de la mosquée ! La sainte Olive chrétienne a donc donné son nom à la mosquée ( traduction arabe de Olive).

En effet, le commandant des Croyants, le calife de la dynastie des Omeyyades, Abdelmelik Ibn Marwan avait déjà donné ordre à un général ghassanide Hassan Ibn-Nooman de rester en Egypte avec une armée de quarante mille hommes, afin d’être prêt à tout événement, Puis, il lui écrivit de se mettre en marche pour la province d’Afrique,

Dans sa lettre au Général Ibn-Nooman, le calife Abdelmelik disait : "Je te laisse les mains libres, Prends, des trésors de l’Égypte, ce que tu voudras, et donnes-en à tes compagnons et à ceux qui se joindront à toi. Ensuite pars faire la guerre "sacrée" dans la province d’Afrique, et que la bénédiction de Dieu soit sur toi !"

Ibn el-Athir dit, dans son ouvrage historique intitulé  "Al Kamel", qu’Abdelmelik nomma le général Hassan Gouverneur de l'Africa (Ifrikiya en arabe), en l’an 71 (693-4  J. C.) et ce, quelque temps après la mort d’Ibn ez-Zobeir. Mais selon Ibn Er-Rakik, le calife envoya Hassan avec ses troupes en Africa vers l’an 69.
L'histoire garda la date de 698 comme l'année où à la tête d'une armée de 140 000 hommes, le général Hassan Ibn-Nooman conquiert l’exarchat de Carthage et finit par conquérir Carthage et Tunis. Il réaffecte à la même année le lieu de prière antique et la Basilique chrétienne qu'est la Zitouna.

Mais c'est Kairouan qui prennent dès lors la place de Carthage en tant que centre régional et chef lieu de l'Ifrikiya où résida le Nouveau Gouverneur Hassen Ibn Nooman.

La conquête de l’exarchat de Carthage marque le début de la montée de l’islam au Maghreb, la fin de l’influence romaine et byzantine en Afrique du Nord, mais pas encore la fin de la chrétienté en Afrique du nord ... qui nécessitera encore trois autres siècles.

vendredi 2 janvier 2015

Joyeux Mouled -2-

Le mouled - naissance du prophète !!

La naissance du prophète Mohamed (570 Ap JC) est fêtée chaque année de l'hejir par les musulmans dans le monde.

Au cœur de la Tunisie, cette célébration religieuse jouit d'une ambiance spirituelle sans égal.

A l'occasion de cette célébration majestueuse, les ruelles de la médina, les mausolées, les mosquées et les marabouts sont soigneusement nettoyés, et restaurés au "jir arbi" (oxyde de calcium).

Durant cette festivité, les mélodies de chants liturgiques "mouldia" (chantant les louanges du prophète) sèment la joie au sein de la savoureuse Médina et en attendant l'événement, les souks sont ornés par des guirlandes multi-couleurs.

Les Tunisiens demeurent attachés à leurs coutumes ancestrales et continuent de fêter le mouled avec une exaltation incomparable. 

Depuis ce soir et jusqu'à demain matin toutes les familles préparent la fameuse "assida" traditionnelle "Bidha" (blanche) avec du sucre, du miel, du beurre ou de l'huile d'olive ou bien une somptueuse "assida" aux "Zgougou" (aux pins d’Alep) ou aux Boufrioua (aux Noisettes), avec une couche de crème anglaise et garni de fruits secs. 

Les fiancés s'échangent les visites familiales pour se souhaiter bonne fête et pour s'offrir des cadeaux de mariage dit le "moussem".

Joyeux Mouled -I




« Je suis la Miséricorde offerte »

A la mémoire du prophète (psl), un auguste personnage, qui a joué un rôle inédit dans l’histoire de l’humanité. 

Il est celui qui a su transformer par son comportement et par ses enseignements, de simples tribus patriarcales qui s’entre-tuaient en une société fraternelle où régnait plus d’égalité, plus d’amour, de la compassion, une paix relative, de la cohésion et de la solidarité.

Naissance de l'enfant Mohamed (psl)

Sur l’enseignement du prophète et à l’exemple de sa douceur et de sa Miséricorde, il nous faut perfectionner notre perception du message, réformer et reformer la communauté musulmane, en perte de repères. Le Prophète (psl) nous a légué un héritage spirituel considérable, qui demande que d'être relu avec des yeux éclairés, de la patience, de la clémence et une intelligence du cœur, impliquant des connaissances, des savoirs et une grande ouverture d’esprit. Il nous appartient d’être les dignes héritiers du Prophète et de continuer son œuvre de paix et de justice au diapason d'une maturité et d'une modernité de humanité du 21ème siècle.
Ô Prophète ! Tu nous manques énormément. Tu es, certes, omniprésent dans les cœurs mais l’ignorance de la majorité les empêches de voir ton message ! 
Au début était la lumière, la liberté, les sciences, la spiritualité, la philosophie, la culture, l'art, l'amour, la grandeur, la beauté ... puis sont venus la rigidité, la soumission, la superficialité, la laideur,  le concentré de la sauvagerie, le culte de la peur et de la mort, menée par des bandits de grands chemins, incultes et ignorants soutenus par des faux érudits limités et enclavés ainsi que par des imposteurs interprètes sublimés par la parole, aveuglés par l'obscurantisme et par l'ignorance. 

Que savent ces incultes, ces naïfs apprentis politiciens cyniques adeptes d'Ibn Hanbal, d'Ibn Taymia et d'Ibn Abdelwahab et aux mieux ces traditionalistes, islamistes, salafistes adepte d'une translucidité, à l'ombre de la lumière du savoir et de la science éclairé ... ce sont les pires ennemis de l'islam, ignorant les apports d’une longue liste de penseurs et de rationalistes "musulmans" !!! Ceux là même qui s’érigent aujourd'hui contre l'apport de la lumière de ces penseurs, endoctrinent les masses et prouvent qu’ils sont en décalage total avec l’évolution de l'humanité, les valeurs et les droits Humains, le temps et du monde en général ...

Que Dieu remplisse nos cœurs de lumière, de sagesse, de justice, de douceur, d'altruisme afin que nous puissions porter le message d'humanité et rayonner par un esprit libre, moderne et innovant ainsi que des valeurs humanistes... le tout, sans complexe ni crispation et avec une miséricorde infinie. 

jeudi 1 janvier 2015

L'origines païennes de la Saint Sylvestre ! ... l'antiquité conditionne encore notre modernité...


Appelée aussi réveillon du Jour de l'an, la Saint-Sylvestre est fêtée dans la plupart des pays occidentaux à l'occasion de l'arrivée du Nouvel An. et même chez d'autres.... Certains même le font hypocritement en tenant à préciser lors de leurs vœux qu'il ne s'agit pas du jour de l'an ...mais du jour de l'an administratif !!!

Les origines de la Saint-Sylvestre, n'ont aucun rapport avec le saint Sylvestre 1er (pape de 314 à 355). Cette fête existait bien avant que saint Sylvestre Ier ne devienne pape.

Les origines de la Saint-Sylvestre sont multiples et se perdent dans la nuit des temps. Les origines païennes se sont mélangées aux origines religieuses en drainant l'ensemble des croyances populaires et religieuses liées au solstice d'hiver et à la fin des saturnales dont on a parlé la dernière fois.
A l’occasion, dans la Rome antique on s'échangeait des pièces et des médailles à l'occasion du changement d'année et ce, une dizaine de jours après les saturnales. Les romains organisaient des échanges de vœux à l'occasion de copieux repas qui s'accompagnaient des offrandes de rameaux verts et de confiserie. Cette période de fête était clôturée par les jeux du cirque mais il ne s’agissait pas d'un jour de l’an à l’époque, car le premier jour de l’année était fixé au 1er mars, mois très important à Rome car associé au dieu de la guerre.


Le mois de janvier comme d’ailleurs le mois de février n’est pas aussi ancien que les autres mois de l’année. En effet, le calendrier romain primitif commençait en mars et se terminait en décembre ( soit 10 mois dont l’appellation des 4 derniers mois l’atteste : septem , octo, novem, decem (7,8,9 et 10 en latin) . Janvier et février n’existaient tout simplement pas, parce qu’on ne comptait pas les jours durant l’hiver !!! Puis ils ajoutèrent les deux mois à la fin du calendrier peu après (VIIe siècle av. J.‑C.), mais dans l’ordre inverse de celui d’aujourd’hui : le mois de février précédait le mois de janvier. Ce n’est que deux siècles et demi plus tard, lors de l’adoption du calendrier républicain (vers 450 av. J.‑C.), que janvier précédera définitivement février.


Il est donc évident que jusqu'à l'empereur romain Jules César, la fête célébrant la fin d'année n'était pas une date fixe, à l'époque romaine, la fête se déroulait généralement en février. En 46 avant J.C., Jules César décide d’adopter le calendrier solaire, dit "julien" (du nom de l'empereur). Il instaure le Jour de l'An. Cette première journée de l'année est alors dédiée au dieu Janus (qui a donné son nom au mois de janvier), le dieu païen du commencement et des passages et dont l’attribut, la clé, symbolisait l’ouverture et la fermeture des événements. 

Janus avait la particularité de posséder deux visages, l’un tourné vers le commencement et l’autre vers la fin. Certains affirment que son rôle de portier suggère un lien avec Janua, nom de la porte d’entrée en latin classique (qui a donné l’anglais janitor : le concierge ou le portier). D’autres voient plutôt dans Janus un ancien Dianus, correspondant masculin de Diana, déesse romaine de la chasse et de la lune.

vendredi 1 août 2014

Aôut ou sextilis (mensis) !!! Un homage extratemporaire à l'empereur Auguste l


A ceux qui partent en congé au mois Août et aux autres dont le devoir les maintient en fonction !



À l’origine, le mois d’août s’appelait simplement sextilis (mensis), c’est-à-dire sixième mois de l’année romaine, qui débutait à l’époque en mars. En l’an 8 av. J.-C., le sénat de Rome décréta qu’on donnerait désormais à ce mois le nom d’Auguste afin d’immortaliser le premier empereur romain, vainqueur de Marc Antoine et de Cléopâtre. Une décision similaire avait, une quarantaine d’années plus tôt, attribué le nom de son grand-oncle et père adoptif, Jules César, au mois de juillet. La numérotation romaine des mois suivants s’est conservée jusqu’à nos jours : septembre (7), octobre (8), novembre (9) et décembre (10), même si le début de l’année avait été reculé à janvier bien avant l’époque de César.


Pour qu’Auguste ne se sente pas diminué par rapport à son père adoptif, dont le mois en comptait trente-et-un, c'est l'empereur Auguste lui même qui décida de rajouter un jour au mois d'août et c'est le sénat qui l'a décrété !!! Août n’en comptait que trente jours !!! On compensa cet ajout en retranchant un jour au mois de février, auparavant de vingt-neuf jours. De plus, pour éviter que trois mois consécutifs (juillet, aout, septembre) soient longs, on transféra le trente-et-unième jour du mois de septembre au mois d’octobre et celui du mois de novembre au mois de décembre. D'où l’on voit que la répartition des jours de nos mois tient moins à la logique astronomique qu’à la susceptibilité impériale !


L’empereur Auguste aurait du mal à se reconnaître dans le nom français du mois d’août. En effet, contrairement à son parent agosto (espagnol et italien), ou, encore mieux, à August (anglais et allemand), le mot août a subi une usure phonétique extrême qui le rend méconnaissable par rapport à son étymon latin augustus.


Et quid de la signification d'auguste !!


L’adjectif latin augustus provient du latin augere ‘augmenter’, d’où viennent les mots français augmenter et augure, c’est-à-dire « celui qui interprète des présages favorisant l’accroissement d’une entreprise ». À partir de cette notion de grandeur, augustus a développé les sens ‘vénérable’, ‘majestueux’ et ‘sacré’. Jusque-là réservé aux dieux, le titre augustus est attribué par le sénat au premier empereur romain, Octave, l’héritier de Jules César. Il sera adopté par la suite par divers souverains. On rencontre le correspondant français auguste dans son emploi honorifique dès l’ancien français, dans le sens de ‘vénérable’.


Comme à chaque 1er sextilis augustus, je vous souhaite à toutes et tous un bon augure de prospérité, de bien-être et toute la majesté de la réussite !!!

samedi 21 juin 2014

Moi je célèbre le 2828e anniversaire de la naissance de Carthage. et toi ?



"Par leur puissance, ils égalèrent les Grecs ; par leur richesse, les Perses. "- Appien-

La date de la fondation de Carthage par Elissa - Didon, a toujours fait l’objet d’un débat, non seulement durant l’Antiquité mais encore de nos jours. Deux traditions antiques se sont affrontées : alors que une tradition légendaire reprise par Appien plaçait la naissance de Carthage aux alentours de la guerre de Troie, une autre, la plus diffusée, la situait en 814 av. J.-C. 

Ainsi d'après les calculs d'Ératosthène, la prise de Troie par les Achéens a lieu dans la nuit du 11 au 12 juin 1184 av. J.-C. lors d'une éclipse solaires ! la civilisation phénicienne n'émerge que durant la première phase de l'âge du fer (v. 1200-1000 av. J.-C.) et la fondation de Carthage même en tant que comptoir ne peu être que postérieur à Utique, réputée comme l'une des plus anciennes villes de la Méditerranée occidentale. (Selon Pline l'Ancien, Aristote et Velleius Paterculus, la ville d'Utique est fondée en 1101 av. J.-C). néanmoins les liens entre les civilisations sont là, bien que les frontières entre les mythologies et l'histoire sont particulièrement poreuses !!!

Une civilisation Carthaginoise (Punique) a vu le jour depuis lors, résultant d'un mixe, d'une alchimie et d'un mélange de la culture autochtone, constituée par les Berbères en Afrique -tantôt appelée libyque, d'autres fois numide-, et de la culture qu’apportèrent avec eux les phéniciens.
Le prince troyen Enée à la cour de la reine fondatrice de Carthage Elissa Didon.
Une rencontre entre le prince troyen Enée et la reine fondatrice de Carthage est une belle preuve du lien entre les civilisations méditerranéennes ! Troie a vécu à Carthage mais a choisi finalement de créer Rome ou plus exactement c'est ce que a choisi pour elle Virgile dans l'Énéide  ... une rencontre et une destignée entre les mains d'Héra et d'Hermès !!!

c'est ainsi qu'Énée, issu du sang des rois de Troie, fils d'Anchise et d’Aphrodite, petit-fils d'Assaracus, fut élevé par le fameux centaure Chiron, comme s'il eût été un prince de la Grèce. Il apprit de lui tous les exercices qui peuvent contribuer à former un héros. Après avoir pris les leçons de cet habile maître, il épousa Créüse, fille de Priam.

Lorsque Pâris eut enlevé Hélène, Énée prédit les tristes suites de cette violation de l'hospitalité, et lui conseilla de rendre celle qui devait causer la perte de sa patrie. 

Énée est un redoutable héros troyen. Dans la nuit où Troie succomba, il essaye vaillamment d'arrêter et de repousser les ennemis dans les rues de la ville ; mais, débordé par le nombre, et voyant que tout est perdu sans espoir, il charge sur son dos son père Anchise, avec ses dieux pénates, et, tenant son fils Ascagne par la main, il se retire sur le mont Ida avec ce qu'il a pu réunir de Troyens, entre autres le vieil Alétès, Ilionée, Abas, Oronte et un ami, le fidèle Achate. Dans cette fuite précipitée, il perdit sa femme Créüse.

Il revint sur ses pas dans l'espérance de la retrouver; mais elle lui apparut comme une ombre, et lui révéla qu'elle avait été enlevée par la déesse Cybèle.

Après avoir construit une flotte de vingt vaisseaux et côtoyé la Thrace, une partie de la Grèce, il relâcha en Épire, où il trouva Hélénus qui lui prédit la suite de ses épreuves. Puis il remit à la voile, essuya plusieurs tempêtes, aborda en Afrique et fut reçu à Carthage par Didon, qu’Aphrodite disposa en sa faveur.

Aimé de cette princesse, le héros s'oublia quelque temps dans les plaisirs de sa cour ; mais Hermès vint l'arracher à ce piège que la haine d’Héra avait tendu à sa gloire ; et de la Sicile où l'appelait la célébration des jeux funèbres en l'honneur d'Anchise mort dans cette île l'année précédente, il arriva en Italie, consulta la sibylle de Cumes, descendit aux Enfers, vit dans les Champs Elysées les héros troyens et son père dont il apprit sa destinée et celle de sa postérité.

Revenu des Enfers, il vint en Italie camper sur les bords du Tibre où Cybèle changea ses vaisseaux en nymphes. Là, l'accomplissement de plusieurs oracles l'avertit que ses courses étaient terminées.

Latinus, roi du pays, l'accueillit favorablement; mais la violence de Turnus et des Rutules rompit la paix qui venait d'être jurée, et entraîna le vieux monarque dans une guerre qui finit par la mort de Turnus. Énée, après l'avoir tué en combat singulier, épousa Lavinie, fille de Latinus, et fonda la ville de Lavinium, que les Romains regardaient comme le berceau de leur empire.

Après quatre années d'un règne paisible, les Rutules, ligués avec les Étrusques, recommencèrent la guerre. Il se livra une sanglante bataille à la suite de laquelle Énée disparut, noyé, dit-on, dans le Numicius, cours d'eau qui se jette dans la mer Tyrrhénienne. Il avait trente-huit ans.

Mais, cette fin ne paraissant pas digne d'un tel héros, on prétendit et l'on publia qu’Aphrodite, sa mère, l'avait enlevé au ciel, après avoir lavé son corps dans les eaux du petit fleuve. On lui éleva un monument sur les bords du Numicius, et les Romains l'honorèrent sous le nom de Jupiter Indigète.

samedi 14 juin 2014

Les Gémeaux... Castor et Pollux !

A mes amis, natifs du signe des gémeaux :

Zeus, l’éternel cœur d’artichaut, tombe amoureux de la reine de Sparte la gracieuse Léda. Pour la séduire il se transforme en un cygne éblouissant, et par ruse il s’unit à elle.
La même nuit la reine s’unit à son époux, le Roi Tyndare. Plus tard naissent 4 jumeaux qui éclosent d’un bel œuf orangé. En premier naissent Castor et Clytemnestre, les deux enfants du Roi, puis Pollux et la belle Hélène, les enfants de Zeus.

La radieuse Hélène, fille de Zeus, fut à l’origine de la guerre de Troie. Clytemnestre, sa sœur, fit assassiner son époux Agamemnon, qu’elle croyait coupable du sacrifice de leur fille Iphigénie. Les fils d’Agamemnon, Electre et Oreste vengèrent ensuite leur père.
Quant aux deux garçons, Pollux était le lutteur adroit et vigoureux et Castor, le guerrier habile à dompter les chevaux qui forma Héraclès au combat. Tous deux montent de magnifiques chevaux blancs, qui leur ont été donnés par Neptune, ou par Mercure ou par Junon. Les noms de ces coursiers sont Xanthos et Balios. Quelquefois ils sont attelés à un magnifique char d'or. 
Les statuts de Castor et Pollux devant le palais du Sénat Italien -Place du Capitole-
Castor et Pollux, s’aimaient tellement qu’ils ne pouvaient jamais se quitter. Lorsque Castor, qui était mortel, mourut au combat, son frère, Pollux fut inconsolable, il demanda à Zeus, son père, de partager son immortalité avec son frère. Zeus, qui finalement était un père au cœur tendre, permit aux 2 garçons de se rejoindre en passant la moitié de leur temps dans le royaume des morts du Dieu Hadés, et l'autre moitié dans l'Olympe, royaume des Dieux.

lundi 2 juin 2014

Yunyou est là et c'est le début de l'été !



Yunyou correspond à Juin qui était le 4éme mois du calendrier romain à l’époque antique.

Son nom, aussi bien chez nous (calendrier Tunisien agraire dit ajmi), que chez les Romains vient du latin junius, donné, selon Ovide, en l’honneur de la déesse romaine Junon. 

Dans la mythologie romaine, Junon, en latin Juno, est la reine des dieux. C'est la protectrice de la femme, de la fécondité, du couple et du mariage légitime. On l'attribue aussi à la lumière. Elle pouvait donner aux hommes ou aux animaux le don de prophétiser. Fille de Rhéa et de Saturne (Cronos), elle est à la fois sœur et épouse de Jupiter. Ses attributs sont le paon, un sceptre surmonté d'un coucou et une grenade, symbole de l'amour conjugal, le lys et la vache. Elle est assimilée à l'Héra des Grecs.

Elle symbolise le mariage lorsqu'elle est représentée recouverte de voiles, et elle est associée à la fécondité lorsqu'elle en tient l'emblème: la pomme de grenade.